Alex des Givrés, Ice Coach & Préparateur Mental | Les Givrés
Ice coach · Explorateur · Préparateur mental

Alex des Givrés

Pays Basque & Landes

Alex des Givrés
2020 Pourquoi le froid ?

Pas par goût de la souffrance. Par goût du réel.

Pendant des années, j'ai cherché dans le développement personnel classique quelque chose que je ne trouvais pas : cette sensation d'être vraiment présent, vraiment vivant. Les livres, les formations, les séminaires, tout ça reste dans la tête.

Et puis je suis entré dans un bain glacé. Ce qui s'est passé ce jour-là, je te le raconte plus bas.

J'ai su que c'était ça que je voulais transmettre.

Expédition DEBOUT
2024 La traversée

Un accident de montagne. Un médecin qui dit stop.

J'aurais pu accepter. J'ai choisi de partir quand même : en béquilles, au cercle polaire, avec un réalisateur.

DEBOUT n'est pas un récit d'exploit. C'est la preuve qu'il est possible de réaliser ses rêves même, et surtout, si tout semble nous en éloigner.

Story Time

Mon histoire, depuis le début

2018 La fissure

Pendant dix ans, j'ai construit. Recruté, développé, innové. Levé tôt, couché tard. Mon entreprise tournait, mes enfants grandissaient au Pays Basque, mon épouse était là.

Sur le papier, tout allait bien.

On rentre dans les cases. Et je les coche consciencieusement, une à une, comme si ça voulait dire quelque chose.

Les journées de travail, les semaines de vacances se succèdent et se ressemblent. C'est connu, donc rassurant.

Ma famille m'apporte beaucoup de bonheur.

Ces routines confortables, elles, commencent à m'éloigner de moi-même.

En 2018, à quarante ans, mon corps commence à me parler autrement.

Pas violemment. Sourdement.

La santé qui se dégrade, la fatigue qui s'installe sans qu'aucune nuit ne répare vraiment rien. Je regardais ce que j'avais bâti et je me demandais pourquoi ça ne suffisait pas.

2019 L'évidence

L'entreprise tournait encore. Et pourtant. J'ai tout arrêté.

Le risque était réel. Comment offrir un toit à mes enfants, financer leurs études, sans le revenu qui avait construit tout ça ? Autour de moi, l'incompréhension. La perte du statut aussi, de cette identité que dix ans d'entrepreneuriat avaient forgée. Certaines relations n'ont pas survécu.

Dix ans de sacrifice, posés là, sur la table.

Un coup de tête ? Non. Ça faisait des mois que je le savais. Je n'avais juste pas encore osé le dire à voix haute.

Dans le vide que ça a créé, une question m'a attrapé : qu'est-ce qui se passe vraiment à l'intérieur d'un être humain ? L'hypnose, d'abord. La psychologie ensuite. Et puis Carl Jung, son concept d'individuation1, cette idée que la vraie construction de soi commence là où la conformité s'arrête.

J'y ai passé des heures. Des mois. J'y ai trouvé des réponses que dix ans de business ne m'avaient pas données.

De cette période est né un projet : accompagner les autres dans ce processus. Je me suis formé comme préparateur mental. Et j'ai commencé à travailler.

1 L'individuation est le processus décrit par Carl Jung par lequel un être humain devient pleinement lui-même, non pas la version façonnée par les attentes sociales ou familiales, mais sa version la plus singulière et la plus intérieure. Jung considérait ce processus comme la tâche centrale de la seconde moitié de vie.
2020 La découverte

Assez vite, quelque chose m'a gêné.

Mes clients arrivaient chargés. Trop dans leur tête, trop loin de leur corps. Des heures à ruminer, à analyser, à vouloir comprendre avant de vouloir ressentir. Et moi je les accompagnais depuis un écran, dans le confort d'une connexion internet correcte, avec des outils mentaux qui fonctionnaient, en théorie.

Mais j'avais l'impression de soigner une plante sans la sortir de son pot.

C'est là que j'ai entendu parler de Jean-François Tual et de ses stages Wim Hof. Je m'y suis inscrit sans vraiment savoir où j'allais.

La première fois que je suis entré dans un bain glacé, il s'est passé un truc que je n'avais jamais vécu : un silence total dans le mental.

Plus de rumination, plus de scénarios. Juste moi, et l'instant.

Et depuis cet ancrage-là, je voyais les autres autrement. Quand on arrête de vivre dans sa tête, on perçoit les gens dans ce qu'ils sont, pas à travers le filtre de ce qu'on imagine.

En deux jours, un groupe d'inconnus s'était fédéré autour d'une épreuve commune. Des conversations que les gens n'ont pas en temps normal. Des prises de conscience que six mois d'accompagnement individuel n'auraient pas produites.

Le froid avait fait ce que les mots seuls ne font pas : il avait mis les gens dans leur corps, et depuis là, ils s'étaient mis à penser différemment.

J'avais trouvé ce que je cherchais.

Les stages ont commencé. Les Givrés ont pris forme.

La descente

Une descente en snowboard.

Je prends de la vitesse. La réception est mauvaise : je tape un rocher.

Je sais dans la seconde. La douleur ne laisse pas de place au doute. Ma jambe part dans le mauvais sens.

Au poste de secours, mon fils me regarde. Ce regard-là, je ne lui avais jamais vu.

Le lendemain matin, le chirurgien des urgences me lance : « Désolé, on a fait ce qu'on a pu. »

Deux mois après, ma chirurgienne, avec un peu plus de tact, m'annonce : « Il faut réopérer en urgence. L'os se décalcifie. Le matériel ne tient pas. Ça s'infecte. Vous allez perdre votre pied. »

Deux opérations. Huit mois d'immobilisation.

Et à chaque consultation, la même réalité qui se précisait : ce ne sera plus comme avant. La montagne, c'est fini pour vous.

Pendant des mois, j'ai voulu y croire quand même. J'ai appelé ça de l'optimisme. Avec le recul, c'était du déni.

Mes journées ressemblaient à ça : le canapé, l'écran, le plafond. Mes enfants partaient à l'école, mon épouse partait travailler, et moi j'attendais. Sans rien faire pour que ça bouge.

Je me sentais inutile. Tous les jours, du matin au soir.

Ce que je n'avais pas encore nommé, je l'ai compris plus tard : c'était une dépression. Sournoise, pas spectaculaire. Mais là.

Le choix

Un matin, j'ai compris que j'avais deux options.

Continuer à attendre sur ce canapé. Ou tenter quelque chose avec ce que j'ai.

Je prends mes béquilles pour tenter l'ascension de La Rhune2.

Une heure et demie prévue devient quatre heures d'effort. Les appuis sont douloureux, le terrain ne pardonne pas, le regard des autres croise le mien sur le chemin.

Au sommet, je cherche le mot. Libre, peut-être. Vivant, certainement.

Je partage mon rêve sans trop y croire : le cercle polaire.

Baptiste Vallée m'a contacté. Réalisateur. « Pourquoi pas ? Ça me motive. »

On a monté une collecte de fonds. Préparé l'expédition en moins de six mois. Aucun de nous deux ne connaissait le territoire ni le format, on a fait avec ce qu'on avait, pas à pas.

2 La Rhune : sommet emblématique du Pays Basque, 905 mètres, à la frontière franco-espagnole. Point de repère de toute une région.
L'appel

Les îles Lofoten, en Norvège. Six sommets en dix jours, en béquilles, en autonomie.

Quelques jours plus tôt, je vis le départ comme un déchirement. C'est la première fois en vingt ans que je pars seul, sans ma femme et mes enfants.

Mais l'appel est trop fort.

Et puis au fond de moi, il y a une conviction : mes valeurs autour de la famille peuvent coexister avec mon besoin d'exploration. Peu de gens le font. Je n'ai pas de références. Mais j'y crois. Et si ça pouvait inspirer mes proches, mes enfants, et pourquoi pas des inconnus, à vivre leurs vrais rêves en dehors des cases. Ça me motive.

Ce qui me frappe là-bas, ce n'est pas l'effort. C'est le silence.

Une qualité de silence qu'on ne trouve pas dans une vie normale : pas le silence de l'absence, le silence de la présence. Le vent, la roche, la neige. Et moi dedans, sans le bruit de fond habituel.

J'ai de nouveau de l'espace. Celui que j'avais perdu à force d'attendre.

Épuisé, fier, et pour la première fois depuis deux ans : utile.

Debout.

La transmission

Ce format, on l'a inventé un peu malgré nous. Une expédition sportive en béquilles, un documentaire de 55 minutes, une collecte publique dont l'excédent revient à des associations engagées pour l'inclusion en montagne.

Personne ne l'avait planifié. Il est né d'un accident, d'un canapé, d'une montagne basque et d'un réalisateur qui a dit oui.

Aujourd'hui, je transmets. Les stages d'immersion et la préparation mentale : depuis 2020, environ 300 personnes sont entrées dans l'eau froide avec moi. Et de nouvelles expéditions se préparent. Vivre d'abord, raconter ensuite.

Tout ça part du même endroit. Du moment où j'ai compris que la tête seule ne suffit pas, que le corps est le premier terrain, et que ce qu'on traverse pour de vrai enseigne ce que les mots seuls ne peuvent pas.

Explorer · Traverser · Devenir
Sur quoi je m'appuie

Les fondations

  • Préparateur mental certifié : 6 ans de pratique
  • Méthode Wim Hof : 5 ans de pratique
  • Breathwork : praticien formé, 3 techniques maîtrisées
  • Psychologie jungienne : individuation, ombre, archétypes
  • Hypnose : 30 protocoles thématiques